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ALLIANCE REPUBLICAINE DE PROGRES

L’ANTISEMITISME, POUR QUOI FAIRE ?

12 Juin 2014 , Rédigé par Patrick CLEMENT

Le dérapage de Jean-Marie LE PEN avec le terme « fournée » employé sur son blog à propos de Patrick BRUEL n’en est pas un ! Au même titre que l’empressement des médias à foncer tête baissée pour dénoncer la bête immonde, comme « la petite vérole s’abattant sur le bas clergé » selon la formule consacrée.

Ainsi que je m’en étais déjà expliqué sur mon blog dans un article publié sur Marine LE PEN en date du 24 septembre 2011 (www.alliance-republicaine-de-progres.com), je considère que Jean-Marie LE PEN est aussi responsable que les autres de la formidable dégradation de notre pays, en particulier évidement en matière d’immigration, et du communautarisme notamment musulman qui s’en est suivi, avec son caractère revendicatif et expansionniste. En effet, si Jean-Marie LE PEN a bien incarné pendant de longues années un discours de vérité sur l’état de la situation dans notre pays, il a aussi commis une faute politique impardonnable en rendant infréquentable le FRONT NATIONAL par ses excès verbaux aux yeux des autres mouvements politiques, à droite bien entendu en premier lieu. Rejet qui s’est alimenté tout seul par la lâcheté des dirigeants de la Droite, renforcé par l’inconscience de la Gauche, entrainant les français dans le déni de réalité, alimenté également par des journalistes reniant leur vœu lié à une certaine conscience ou éthique professionnelle... Merci à toute cette génération politique d’avoir ainsi empêché toute prise de conscience avec, je vous l’accorde, l’encouragement d’institutions telles que l’ONU, et l’Union européenne, qui ont submergé nos pays européens, entre autre, de cette idéologie de brassage des peuples sans retenue là où il aurait fallu, a minima, intégrer la dimension progressive dans le temps et dans l’importance des flux migratoires d’une telle évolution. Je crois que c’est la plus belle preuve du danger de mettre au pouvoir des « intellectuels » fonctionnarisés, hors de tout contrôle démocratique.

Jean-Marie LE PEN, par ses excès de langage donc, et bien évidement par ses plaisanteries antisémites, venant il est vrai d’un fond jamais complètement éteint d’antisémitisme parcourant le corps de notre pays, a clairement joué contre l’intérêt de la France. N’est pas DE GAULLE qui veut. Par contre, on ne peut pas lui reprocher d’avoir eu le courage de dénoncer, bien seul, avec le Front National, une réalité cachée par les médias et refusée par les partis politiques pompeusement appelés « de gouvernement ». On ne va pas refaire l’histoire ici bien qu’il serait bon qu’elle soit enfin connue du grand public. Avis aux amateurs.

Donc Jean-Marie LE PEN n’a pas commis un dérapage en employant le terme « fournée », c’est sorti de son subconscient antisémite diraient les psychanalystes, tout comme sa « plaisanterie » sur "Monseigneur EBOLA" pour résoudre le problème de la démographie galopante en Afrique traduit son véritable état d’esprit. Là encore, le diagnostic est pourtant fondé et le problème réel mais, avec une telle formule, il condamne toute réflexion objective pour tenter de proposer des solutions comprises et acceptées par nos petits dirigeants politiques froussards, de droite, et inconscients, de gauche.

Je suis persuadé que la solution passe, pour le seul parti qui ose dire aujourd’hui la vérité face à ce mensonge entretenu par les médias et les pseudo-intellectuels, par une mise à l’écart du patriarche qui n’est pas propriétaire du constat réaliste effectivement porté par lui pendant des décennies. Et s’il fallait changer le nom du FRONT NATIONAL pour permettre aux français d’accepter la vérité sur l’état de notre pays et permettre, le cas échéant, aux peureux de tous poils de retrouver un semblant de courage alors, oui, il faudrait le faire. Même les partis politiques soutenant DE GAULLE ont pris des appellations différentes…

Quant à l’antisémitisme, laissez-moi vous dire le fond de ma pensée de manière un peu triviale mais claire. Les juifs, je m’en fiche. Au même titre que les autres religions. Mettons fin à cette histoire d’antisémitisme qui a parcouru notre pays, mais pas seulement, tout au long des siècles, comme l’a si bien relatée mon ancien professeur d’histoire des idées politiques, François De Fontette, avec sa faconde inimitable. Je veux dire que, pour moi, j’espère pour nous, les juifs sont des citoyens comme les autres dans notre République laïque. Et nous nous devons de l’expliquer aux citoyens de religion musulmane si nécessaire, avec un peu plus de courage d’ailleurs que n’en ont manifestement les dirigeants du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) notamment, effrayés qu’ils sont sans doute d’appeler un chat un chat…

L’état de notre pays en termes d’immigration, avec les conséquences que cela entraîne, en France comme dans les autres pays européens, n’est pas lié aux juifs que je sache. Nous sommes donc responsables, nous français, tous autant que nous sommes, et devons remédier à cette dérive car nous en assumerons tous les conséquences qui se profilent déjà largement et dont justement les français, partout dans le pays désormais, prennent conscience.

La patrie est en danger, mes compagnons. Réagissons, en étant convaincants !

Patrick CLEMENT

Boulogne, le 12 juin 2014

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HISTRIMONT 15/06/2014 12:34

Bonjour,
Merci de ce commentaire argumenté. Si vous le voulez bien, je me permets quelques observations rapides pour respecter la logique d'un blog :
- Jean-Marie LE PEN a effectivement, selon moi, empêché une alliance des droites françaises par ses dérapages comme je l'ai écrit (je ne pense pas que cela soit superficiel, en reprenant la vie politique de ces trente dernières années, nous pourrions le démontrer)
- Concernant votre approche des différentes thématiques racistes et antisémites, je ne me sens pas fondamentalement en opposition avec vous. Il faudrait reprendre vos affirmations les unes après les autres pour préciser les choses bien entendu.
- Sur le subconscient antisémite, je ne parle pas du Front National mais de Jean-Marie LE PEN, même si nous savons, les uns et les autres, que l'antisémitisme y est plus développé qu'ailleurs, parmi ses anciens sympathisants d'ailleurs. Bien sûr qu'il y a un subconscient antisémite de Jean-Marie LE PEN qui, je me répète, vient de loin, et touchait plus fortement cette génération que les jeunes générations actuelles, exceptées justement les jeunes générations musulmanes fortement impactées par une forme d'endoctrinement religieux et par le conflit israélo-palestinien.
Ayant la cinquantaine, et étant un français de souche, je me souviens un jour avoir répondu à un camarade de classe du lycée Chaptal à Paris qui me demandait un chewing gum :" Mais bien sûr, je ne suis pas juif". Réflexion sortie de mon subconscient ou de la culture dans laquelle nous baignions alors, faisant ainsi se retourner promptement ledit camarade qui se nommait Taïeb. Je suis allé lui présenter mes excuses lorsque l'on m'a expliqué qu'il était juif, ce dont je me contrefichais et ignorais malgré un patronyme à consonance juive effectivement. Alors, subconscient ou non, on sait aussi que la génération de nos parents, de souche, avait évolué dans un fond d'antisémitisme. Cela mériterait d'être développé évidemment.
- Bien sûr que De Gaulle était l'émanation de cette génération. Plus que moi qui ait fait toutes mes études sans côtoyer un noir ou un arable (un asiatique en terminale tout de même...), vous imaginez bien que la génération de De Gaulle était dans son immense majorité blanche. Quant aux juifs, cela prendrait beaucoup de temps, mais son irritation vis à vis d'Israël venait de sa volonté géopolitique de mener une politique arable forte, mais ce n'est pas pour cela, je crois, qu'il était hostile à Israël. Tout comme sa volonté de dialogue avec l'URSS ou la Chine de Mao ne voulait pas dire qu'il s'était converti au communisme mais qu'il voulait que la France ait une place indépendante dans le monde. Bref, cela ne faisait pas de lui un anti américain comme il l'a prouvé dans la crise des missiles de Cuba.
- Sur la "responsabilité " des juifs dans leur sort, on pourrait en débattre longuement et le petit QUE SAIS-JE de François De Fontette est éclairant à ce sujet. Vous avez raison. Rapidement ! En se proclamant le seul peuple élu de Dieu, en vivant dans un communautarisme exacerbé pendant des siècles et en ayant un rapport à l'argent et à la richesse particulier vis à vis des autochtones (usuriers,...), les juifs ont tendu le bâton pour se faire battre. Je pense seulement qu'il serait temps aujourd'hui de passer à autre chose car le problème actuel, et pour demain, c'est bien l'islamisme selon moi.
Avec tous mes remerciements une nouvelle fois d'avoir commenté mon petit article.

Henri Clément 15/06/2014 11:12

"je considère que Jean-Marie LE PEN est aussi responsable que les autres de la formidable dégradation de notre pays", dites-vous.

Le Pen aurait donc pesé autant par des jeux de mots que tout les partis politiques au pouvoir, que toutes les organisations supra nationales, que toutes les puissances économiques industrielles et médiatiques depuis 40 ans ?
Voilà qui semble bien superficiel.

Sur l'antisémitisme et le "subconscient"

La rhétorique de Le Pen peut déplaire. Elle a sa logique interne qui exprime (mal !) par la dérision le refus de dogmes d'importation extra-nationale :
- dogme de l'immigration comme facteur positif, salvateur et incontournable,
- dogme de la Shoah comme sacralité fondatrice, nouveau péché originel opposable au peuples

L'exploitation politicienne adverse a détourné le sens de ces refus bien fondés en les assimilant :
- à un racisme vis à vis de l'immigré
- à un négationnisme sur le génocide entrepris par le Reich nazi
Il était aisé de le faire. On a inventé le concept de "dérapage" comme stimulus et "d'indignation" comme reflexe pavlovien.

Mais si dérapage factuel il y a, il est bien du coté des pouvoirs et des gouvernants successif car :
- oui, l'immigrationisme de peuplement est bien une entorse aux intérêts nationaux, l'antiracisme est bien un contre-racisme repressif
- oui, l'islamisme importé est bien vecteur d'anti-judaïsme religieux et d'anti-sionisme politique
- oui, la substitution de la Mémoire à l'Histoire est bien une entorse à la connaissance et la liberté de pensée.

Le tord de JM. Le Pen, et du FN en général, n'est pas tant dans la nature de ses positions sur ces thèmes, mais dans leur partage et leur diffusion par l'allusion, la connivence. Il n'y a pas de subconscient antisémite ou raciste frontiste, mais une curieuse jouissance collective dans le défi à l'interdit, et une marginalité intellectuelle complaisante devenue une auto-diabolisation entretenue.
D'une certaine façon, le Frontisme est un communautarisme qui s'ignore, sûrement pas un pôle idéologique anti-ceci ou pro-celà.
Aspect que Marine Le Pen entreprend de réformer... à grands risques d'éclatement ou de dilution.

NB. De Gaulle a eu des mots bien plus explicites que JM Le Pen sur les juifs au sujet d'Israël ("peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur") et des expressions bien plus radicales sur le peuple de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne.
Lui en voulez-vous d'avoir décrédibilisé le Gaullisme ?

enfin :
"pour moi, j’espère pour nous, les juifs sont des citoyens comme les autres dans notre République laïque. Et nous nous devons de l’expliquer aux citoyens de religion musulmane"

Certes, mais beaucoup des uns et des autres n'en sont pas du tout convaincus : certains se proclament "l'avant garde" de l'humanité, d'autres veulent interdire l'islam en France...
Bon courage dans vos "explications".