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ALLIANCE REPUBLICAINE DE PROGRES

S’IL VOUS PLAIT, JEAN-FRANCOIS COPE ET FRANCOIS FILLON : CESSEZ LE FEU !

28 Novembre 2012 , Rédigé par Patrick CLEMENT

 

Assez ! Il faut savoir finir une grève et comprendre qu’une vraie guerre peut débuter par une succession de gestes inopportuns.

Je ne souhaite blâmer ni l’un ni l’autre. Emportés par leur enthousiasme, ils ont prouvé leur pugnacité et je ne m’associe pas à ceux qui voient dans ce duel une simple bataille de chiffonniers. Seuls ceux qui ont la politique dans les tripes peuvent comprendre leur engagement. Que les autres passent leur chemin.

Et non, je ne vois pas non plus dans ce duel démocratique une erreur. Aurait-il été préférable d’avoir un Président de l’UMP élu par une sorte de politburo, comme vient de le faire le parti socialiste ? Comme toute compétition, elle oblige à la confrontation des hommes et des idées. Et je ne vois pas comment s’atteler à la construction d’un parti d’opposition à même de devenir demain un parti de gouvernement si tout n’est pas mis à plat aujourd’hui. C’est le moment car chacun sait bien qu’à force d’avoir voulu concilier tout et son contraire, l’UMP n’avait plus de populaire que le nom. Et quel nom ! Populaire ! Connaissez-vous un parti qui ne se revendique pas populaire. Il fallait vraiment dès l’origine ne pas savoir quelles valeurs cardinales devait incarner ce parti pour l’affubler d’un tel patronyme. Le combat qui s’engage est donc bien celui de la rénovation des idées et de l’élaboration d’un projet politique, et non d’un simple programme. Rêvons que ce qui incarnera alors ce projet puisse se retrouver dans les termes du futur nom, étendard qui rassemblera ceux qui s’y retrouvent.

Voilà pourquoi, dans la vie politique, le temps de la remise en cause précède celui de la conquête. Deux personnalités s’affrontent. La fougue de l’un et la ténacité de l’autre ne doivent pas nous faire oublier qu’il s’agit avant tout de choisir celui qui engagera ces travaux, avec le soutien de tous, en tout cas pour cette première étape de réflexion. Car le temps du projet doit être aussi celui des choix pour la France dans lesquels certains pourraient ne pas se reconnaître. Mais un parti politique ne peut pas satisfaire tout le monde, ce serait une grave et dangereuse illusion. C’est pourquoi, Charles de Gaulle pensait « France » avant tout.

Aujourd’hui, seul un nouveau vote peut nous permettre de sortir de cette impasse. On peut la regretter, en attribuer la responsabilité à tel ou tel. Qu’importe ! Il est trop tard maintenant. C’est une impasse. Et je crois que Jean-François COPE se grandirait en acceptant de remettre en jeu cette victoire officielle, mais contestée.

Ce serait une grande leçon donnée à ceux qui, il n’y a pas si longtemps, se sont satisfaits d’un vote aussi incertain et marqué par de lourds soupçons. Les socialistes s’en souviennent sûrement avec amertume. Alors, une autre voie est possible, c’est celle du panache. Revoter !

Et pour couper court à tout risque de fraude, je proposerais que les procurations soient interdites. Un militant doit pouvoir se déplacer ou je ne comprends pas bien ce qui le motive. En cas de difficultés matérielles à se déplacer, ce sera l’honneur de l’UMP de trouver dans un vrai élan de solidarité les moyens de permettre à tous ceux qui le souhaitent vraiment d’aller voter.

Ce vote, ce sera bien un vote de militants !

Voilà l’initiative attendue depuis plusieurs jours j’en suis sûr par tous les militants « copéites », « fillonnistes », neutres…

Alors, saisissez cette chance de mettre fin à cette sale guerre pour vous retrouver dans un combat digne de ce nom et des valeurs que demain vous souhaiterez incarner. Et rappelez-vous que demain vous serez jugés en fonction de votre capacité à avoir su dépasser cet épisode.

C’est donc plus à Jean-François COPE que je m’adresse afin de mettre entre parenthèse cette élection, pour redevenir secrétaire général de l’UMP le temps d’une nouvelle élection, et gagner… peut-être… ses galons de Président. Et si ce n’était pas le cas, il aurait de toute façon gagné l’estime des militants et le respect des français, ce qui est un bien précieux dans une carrière politique encore longue devant lui. Et si François FILLON ne devait pas l’emporter, je suis certain que le sportif qu’il est saurait composer avec le nouveau Président élu en conservant son rang et en défendant ses idées au côté des autres courants dans le cadre de la réflexion à venir pour proposer le redressement de la France.

Cessez donc cette guerre fratricide et repartons dans un combat loyal d’idées et d’hommes que les militants trancheront cette fois sans contestation possible.

Ne gâchez pas tout !

 

Patrick CLEMENT

Boulogne, le 28 novembre 2012

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