Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ALLIANCE REPUBLICAINE DE PROGRES

LA CREATION DU "COMITE NATIONAL DES CULTES ET DE LA LAICITE"

25 Septembre 2011 , Rédigé par Patrick CLEMENT

 

Les flux considérables d’immigrés depuis quarante ans, confortés par une immigration clandestine massive donnant lieu à une régularisation quelques années plus tard dans la grande majorité des cas, ont abouti à bloquer le mécanisme d’assimilation, d’autant plus que les populations concernées avaient des contraintes plus importantes à surmonter, par rapport aux précédentes populations actuellement intégrées, du fait de leurs traits distinctifs, leur couleur de peau différente et leur religion pour une majorité d’entre eux, l’islam, invasive dans leur conduite personnelle et débordant même largement dans la sphère publique.

La laïcité, le cœur de notre République moderne, permettant aux uns et aux autres de vivre leur foi, en bonne harmonie, a été contestée par ceux qui plaçaient leur religion, et surtout les prescriptions de leur religion, en l’occurrence l’Islam, au-delà des règles de vie commune pourtant acceptées depuis un siècle désormais par tous les français.

Derrière ces revendications à un statut différent, émerge en fait clairement la volonté pour ces partisans d’obtenir un statut particulier, dérogatoire, leur permettant de justifier et de revendiquer leur refus d’une assimilation aux français de souche.

 

La naïveté des gouvernements de droite à l’origine des premières mesures prises dans les années 1970 favorisant l’immigration (regroupement familial, mesures sociales en faveur des travailleurs étrangers,…) ainsi que l’émergence du règne du marché consommateur d’une main d’œuvre nombreuse, et pas chère, ont favorisé le phénomène. L’irresponsabilité des partis de gauche, après notamment que le parti communiste ait considéré que ces nouveaux arrivants pourraient renforcer des troupes en perte de vitesse (années 1980), a favorisé le mouvement lorsque ceux-ci ont accédé au pouvoir.

Malheureusement, la mise en garde fondée du Front National n’a pas permis d’engager un mouvement contraire pérenne dans la mesure où le caractère jugé excessif et considéré comme raciste et/ou antisémite de ses représentants, a conduit les partis de gauche à poursuivre leur politique par rejet primaire des arguments défendus, tandis que les partis de droite, accrochés à la recherche d’une majorité perdue, ont cru bon lors de leur retour au gouvernement de ne prendre que des mesures sans réelle efficacité, de peur de perdre le pouvoir.

Le discours de rupture de 2007 du futur président de la République a pu faire croire que la prise de conscience était réelle mais les actes ont prouvé que l’envie de plaire à tous était la plus forte ce qui conduit au constat actuel d’une immigration qui progresse toujours, assortie d’une insécurité qui reste forte.

Les concessions en matière de laïcité, à l’exception de quelques mesures phares, légitimes, voulant apporter un certain crédit au discours revendiqué ne se sont pas accompagnées d’un véritable mouvement de fond visant à rétablir la situation.

  

  La création d’un « Comité National des Cultes et de la Laïcité », dont l’idée originale revient à la Fédération Protestante de France, permettrait de garantir effectivement le respect de la laïcité, en recensant les problèmes liés à son non respect, et en proposant des solutions qui, une fois validées et mises en œuvre, feraient l’objet d’une évaluation régulière. Le Comité serait rattaché au Président de la République directement.

Le Comité pourrait avoir aussi, en plus de cet objectif énoncé dans cette proposition émanant de la Fédération protestante, la mission de contribuer à permettre de distinguer ce qui relève de la foi en Dieu et ce qui relève des obligations rituelles instaurées par les hommes eux-mêmes dans le cadre des cultes qu’ils ont créés, même si pour l’Islam, une partie d’entre elles proviennent de leur prophète, ce qui complique la donne. L’idée étant, grâce à des échanges constructifs, de favoriser une évolution progressive en faveur de l’abandon de pratiques primitives n’ayant plus lieu d’être de nos jours (voile intégral, abattage rituel non respectueux des animaux,…).

Il pourrait être assigné également à cet organisme un rôle encore plus ambitieux d’animation de débats de haut niveau entre le monde de la science et les représentants des différentes communautés religieuses, afin de permettre de prendre conscience des avancées de la science, y compris dans des domaines qui peuvent tendre à donner foi à la croyance en une forme de vie au delà de la mort, voire en parallèle à notre vie. L’idée directrice, ambitieuse et sans doute à long terme, étant de confondre spiritualité et rationalité après que les interrogations intemporelles sur le sens de la vie et la vie après la mort aient pu donner lieu à l’émergence d’une vérité scientifique sur les contours de la dimension aujourd’hui inconnue ou en tout cas mal connue que l’on dénomme l’au-delà.

 

Patrick CLEMENT

Boulogne, le 25 septembre 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article