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ALLIANCE REPUBLICAINE DE PROGRES

LE COLOSSE AUX PIEDS D'ARGILE...

16 Octobre 2017 , Rédigé par Patrick CLEMENT

Fidèle à ma méthode, c’est vierge de tout commentaire glané dans les médias que j’entreprends de vous livrer ici mon analyse de l’interview – raté – d’Emmanuel MACRON sur TF1 et LCI, hier soir, dimanche.

Il ne s’agit pas bien entendu d’une analyse en tant que telle mais simplement de l’expression des sentiments que m’a inspirés ce moment de télévision à vite oublier et, si je peux me permettre, à corriger pour la prochaine fois.

Tout d’abord sur la forme. Pour ma part, je ne suis pas sûr que le dimanche soir soit un moment propice pour prendre la parole devant les français. C’est la fin du week-end ; en plus il a fait beau et chaud, ils n’ont pas la tête à cela. Sur le timing, je ne comprends pas qu’un président de la République se soumette à la loi d’une chaîne qui le « case » entre 20H00 et 21H00 pour ne pas décaler son petit programme avec le « grand film » du dimanche soir. Et pourquoi ne pas interrompre l’interview par des publicités pendant que l’on y est ? De manière plus anecdotique, Gilles BOULEAU aurait pu s’effacer devant Anne-Claire COUDRAY puisque cette dernière officie le week-end pour la présentation du journal télévisé de TF1, ce qui aurait permis une parité parfaite avec son alter ego, David PUJADAS, de LCI. Enfin, le décor ne trouve pas grâce à mes yeux non plus. Qu’est-ce que c’est que cette table qui jure avec le reste du mobilier autour de laquelle s’est déroulé l’interview. Quel manque de prestige. Quant aux tableaux, chacun ses goûts mais vous aurez compris que je n’aurais pas envie de travailler dans un tel décorum. Et je ne dirais rien sur le bureau du président parsemé de dossiers ou de livres censés être filmés j’imagine pour envoyer des messages subliminaux. Un peu d’ordre dans ses affaires ne nuit pas lorsque l’on reçoit des « invités extérieurs ».

Bon, vous l’avez compris, je ne suis pas convaincu par cette mise en scène. Venons-en au fond de l’interview.

Là encore, je m’en tiendrai aux impressions pour ne pas alourdir mon propos. Premier constat flagrant, un interview, ça se travaille ! On a beau être brillant, l’exercice est redoutable. L’impression générale d’amateurisme est étonnante. Je comprends bien que lorsque l’on s’occupe des affaires du pays … et de celles de l’Europe et du monde, il est difficile de revenir sur le plancher des vaches mais pour s’adresser aux français, il faut avoir préparé ses arguments. Si l’ensemble de l’interview m’est apparu mal calibré en la matière, c’est surtout le manque de préparation dans la répartie qui m’a étonné, car, enfin, tout le monde sait bien que les questions posées sont connues à l’avance… De manière générale, Emmanuel MACRON semblait chercher ses arguments dans un discours qui paraissait décousu et souvent délayé. Sur le plan technique, je crains qu’il ne soit repris par ses opposants politiques tant j’ai relevé d’approximations, pour ne pas dire parfois carrément d’improvisations.

En définitive, je dirais qu’Emmanuel MACRON m’est apparu tel qu’en lui-même. Ne voyez pas dans cette remarque une attaque ad hominem mais seulement une perception tout à fait personnelle. En créant la surprise par son élection, les failles du personnage n’en ont pas été gommées pour autant. Jamais élu, Emmanuel MACRON n’a pas eu l’occasion de véritablement se confronter à la pâte humaine, dans toute sa diversité. Ce n’est pas un reproche mais un constat lié à ses origines sociales et à son parcours professionnel. Il est tout de même le produit d’une élite hors sol qui a certes connu la « vraie vie » mais dans un autre temps. Ce manque d’épaisseur lié à son âge, et en fait, à cette expérience insuffisante, peut tout à fait se corriger au fil des ans. Mais aujourd’hui, la réalité est celle-là.

Je considère donc que, dans l’ensemble, cet interview est raté alors même que nos trois journalistes ont certes témoigné de leur professionnalisme mais n’ont pas cherché à le déstabiliser comme on a pu le voir par le passé dans certaines séquences du même acabit. L’avantage de ce constat, c’est qu’Emmanuel MACRON ne peut que s’améliorer dans ce genre d’exercice. Enfin, on l’espère pour lui car sinon il est à craindre une chute encore plus grande dans les sondages, ce qui n’est pas vraiment à souhaiter compte tenu des défis à relever... Le quinquennat est encore long !

Pour finir sur une note plus politicienne, je me réjouis de ce que Laurent WAUQUIEZ semble en bonne voie pour emporter la présidence des Républicains. Même si ses arguments semblent bien « packagés », peut-être parfois trop pour le coup, le simple fait d’annoncer vouloir revenir à l’esprit de ce que fut la Droite dans les années 1980 et au début des années 1990 (RPR et UDF compris…) me ravit. Enfin ! Je ne comprends même pas les attaques dont il est l’objet dans son propre camp. En fait, en vérité, je ne les comprends que trop bien puisqu’elles signent la culpabilité de ceux qui ont tué François FILLON au coin du bois de leur petites ambitions personnelles. J’avoue que les attaques des médias contre la pseudo radicalisation de Laurent WAUQUIEZ me confortent dans mon choix, si tant est que cela soit nécessaire tant son discours correspond à ce que j’exprime, humblement et souterrainement, sur mon blog depuis tant et tant d’années, rejoignant ainsi la masse des déçus de la Droite.

Est-il encore temps de sauver la France ? Ca, c’est une autre histoire…

Patrick CLEMENT

Boulogne, le 16 octobre 2017

 

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