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ALLIANCE REPUBLICAINE DE PROGRES

JEAN-MARIE LE PEN MIS EN EXAMEN

13 Avril 2015 , Rédigé par Patrick CLEMENT

J’ai décidé de mettre en examen les propos de Jean-Marie LE PEN pour me faire ma propre opinion et j’ai lu pour cela l’interview publié par le journal RIVAROL (obtenu grâce à sa mise en ligne par le site de POLEMIA dont je remercie l’initiative prise par Jean-Yves LE GALLOU) et sa récente interview par Jean-Claude BOURDIN sur BFMTV.

Avant de vous offrir le rare privilège de mon analyse, je vous dois une confession. Effectivement, mes récents voyages à Montréal, au Québec, et à Boston, aux Etats-Unis, avaient pour objectif d’étudier des pistes professionnelles afin de quitter la France qui, il faut bien l’avouer, me désespère, et me désespère encore et toujours (la France et les français…), mais j’y reviendrai en fin d’article.

De retour en France, je me sens encore plus conforté dans ma détermination à dire ma vérité sur mon blog, quelle qu’en soit l’audience. C’est peu mais c’est vrai que je suis ainsi fait qu’il m’est difficile d’adhérer par principe à tel ou tel mouvement tant ma liberté de penser et d’expression est plus importante que tout pour moi. C’est une force, mais c’est également une faiblesse, je le reconnais, pour pouvoir fonder quelque chose de solide à proposer afin de redresser le pays. Mais cette tâche herculéenne me dépasse de beaucoup certainement, j’en ai bien conscience, trop même…

Revenons à notre mise en examen de Jean-Marie LE PEN. Reprenons pour cela dans l’ordre d’apparition médiatique les faits incriminés.

Et je vous en conjure, prenez le temps de me lire jusqu’au bout. Cela en vaut vraiment la peine, du moins je le crois (ne serait-ce que pour les citations de Jean-Marie LE PEN retranscrites ici, que les médias traditionnels se gardent bien de reproduire !).

L’interview sur BFMTV a montré que le lion n’avait rien perdu de son panache. Car, quoi que l’on pense de ses idées, il faudrait être d’une particulière mauvaise foi pour ne pas reconnaître à Jean-Marie LE PEN un talent oratoire qu’il a su cultiver tout au long de sa carrière politique. Malgré les attaques de Jean-Claude BOURDIN, le vieux lion ne s’est pas départi de sa superbe.

Il était ainsi intéressant d’assister à la présentation des arguments de Jean-Marie LE PEN, lequel a bien insisté sur le fait que le « point de détail » ne portait que sur les chambres à gaz elles-mêmes et non sur l’horreur des massacres perpétrés par les nazis à l’encontre des juifs. Je sais, cela n’enlève rien à la portée du propos qui a pu choquer, mais cela a le mérite de clarifier les choses, à mes yeux en tout cas.

Techniquement, pour être honnête, Jean-Marie LE PEN a raison. La question de l’emploi de chambres à gaz, dont il reconnait l’atrocité, est un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale à partir du moment où il n’est pas question, dans la manière dont il revient sur cette polémique, de nier la réalité du génocide des juifs ni l’horreur des moyens employés. Mais le diable se cache dans les détails justement. Sur un tel sujet, et eu égard aux mauvaises plaisanteries distillées par le passé dans ses discours (« Durafour crématoire »,…), l’animal politique qu’est Jean-Marie LE PEN savait qu’il allait créé la polémique, et pas vraiment subir la polémique créée par ses « adversaires ».

Si sur le fond, on peut partager son point de vue sur l’intérêt de la polémique pour faire connaître sa pensée, ce qui est effectivement préférable à un silence médiatique, le choix des sujets de nature à susciter cette polémique mérite cependant d’être particulièrement bien mesuré.

Nous sommes dans un pays qui a un vieux fond d’antisémitisme dont j’ai déjà parlé dans mon blog, pour l’avoir vécu, en tant qu’acteur involontaire, étant d’une génération pourtant plus jeune que celle de Jean-Marie LE PEN… Cet antisémitisme latent qui était alors en voie de résorption (je parle des années 1960/1970, mes années d’études) n’avait nul besoin d’être entretenu au risque de satisfaire les nostalgiques qui pouvaient trouver là un discours revigorant pour leur état d’esprit. C’était une faute politique par ailleurs en plus d’être une faute morale, comme je l’ai déjà écrit, car cela a écarté la Droite de toute possibilité de rapprochement avec le Front National aboutissant ainsi à l’inverse de l’effet recherché : une Gauche totalement aveugle en matière d’immigration notamment, comme elle l’avait été vis-à-vis de la réalité de l’Union soviétique à l’époque, et une Droite tétanisée dans ses prises de position qui confinaient à de la lâcheté pure et simple. Cela a duré quarante ans malheureusement. Et si quelques chose est en train de changer, ce n’est malheureusement que parce que la réalité a rattrapé les français qui se rendent compte de l’état du pays que leur laissent les partis dits de gouvernement, de Gauche comme de Droite.

Quel dommage que Jean-Marie LE PEN n’ait pas compris cela plutôt. Avec son talent, il aurait peut-être pu contribuer à une prise de conscience des français moins tardive. Mais sa personnalité l’empêchait sans doute de se prêter au jeu des compromis pour pouvoir gouverner. Pourtant, avoir raison sans réussir à convaincre pour pouvoir gouverner ne signifie pas grand-chose en matière d’action politique…

En tout cas, au regard de la prestation sur TF1 de sa fille, Marine LE PEN, obligée de consulter en permanence ses notes pour répondre (préparées sans doute par ses conseillers !), il est clair que le vieux lion n’a pas encore de véritable successeur…

Alors, revenons sur l’interview publiée dans le journal RIVAROL. Je ne reviendrai pas ici sur le « point de détail » que ne renie toujours pas Jean-Marie LE PEN mais j’évoquerai différentes affirmations, celles qui le méritent selon moi et qui ont été extraites hors de leur contexte par des médias avides de zizanie…

Sur Pétain d’abord. « Je n’ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître. L’on a été très sévère avec lui à la Libération. Et je n’ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l’estime pour le Maréchal. Ils ont selon moi leur place au Front national comme l’ont les défenseurs de l’Algérie française, mais aussi les gaullistes, les anciens communistes et tous les patriotes qui ont la France au cœur. »

Evidemment, on aimerait ne pas avoir à revenir sur cette période de notre histoire compte tenu de la réalité totalement différente des problèmes que rencontre la France aujourd’hui, notamment face à la menace islamiste. Mais c’est bien le journal RIVAROL qui relance le sujet…

Ce serait trop long d’ouvrir un débat ici. Petit-fils de militaire, et neveu de militaire d’ailleurs, résistants de surcroît, je sais que l’histoire de la France à cette période a été bien complexe… Une France très largement pétainiste quand il s’est agi de sauver ce qui pouvait l’être après la victoire allemande. Et ensuite, ma foi, une France diverse dans ses réactions face à l’occupant… Quant au régime de Vichy, comment dire en une phrase qu’il a eu le mérite d’exister malgré tous les torts que l’on peut lui trouver. Ce qui n’empêchait pas d’ailleurs les français pétainistes de la première heure de se battre ensuite, pour certains d’entre eux, sous la bannière virtuelle à l’époque du général De Gaulle.

Face à cette situation, oh combien complexe, et rarement analysée en toute objectivité…, effectivement, des français, certainement plus nombreux qu’on ne le pense, ont conservé au sortir de la guerre de l’estime pour le maréchal Pétain qui était resté là très certainement pour les préserver dans la tourmente. Alors, je n’ai pas peur d’affirmer que les propos de Jean-Marie LE PEN ne sont pas choquants en tant que tels. Ils mériteraient évidemment de plus longs développements pour permettre une meilleure compréhension. La polémique est ici artificielle et trop facilement manichéenne. Même si je comprends que l’on puisse avoir un avis différent. Mais c’est bien la liberté d’expression qui est ici en jeu.

Par ailleurs, que Jean-Marie LE PEN trouve ridicule de demander la retraite à 60 ans (après quarante ans d’annuité selon le programme du Front National, comme il l’a précisé sur BFMTV) ne me choque pas plus. A qui fera-t-on croire que l’on pourrait nier les conséquences de l’allongement considérable de l’espérance de vie ? C’est bien ce que précise Jean-Marie LE PEN en fin d’interview. Il faut se méfier selon lui des promesses démagogiques qui entraîneraient une grande déception par la suite en cas d’accession au pouvoir du Front National (un petit regard vers la Grèce permettrait de mieux comprendre ce genre de mise en garde… ou plus près de nous, la France de François HOLLANDE lors de sa campagne électorale !).

Concernant la question du journal RIVAROL sur le nombre et l’influence des homosexuels militants au Front National, Jean-Marie LE PEN s’en tient à une position prudente : « A mon avis ce n’est pas aussi important qu’on le dit au Front national mais ce n’est pas non plus totalement indifférent, c’est vrai. Il faudrait par ailleurs démontrer que cette particularité de la vie personnelle a une conséquence politique directe sur la ligne ou la doctrine du Front. »

Par contre, il s’en prend frontalement à Jean-Pierre CHEVENEMENT : « Je pense à l’influence nocive d’un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable : Jean-Pierre Chevènement. Il a les apparences d’un patriote alors qu’il est au fond un marxiste. L’influence chevènementiste, si elle continue de s’exercer, est nuisible. Cette tournure d’esprit m’est totalement étrangère. » Mais c’est bien son droit, Florian PHILIPPOT n’ayant manifestement qu’à bien se tenir. C’est moins l’homosexualité de ce dernier que son chevènementisme qui lui est reproché… Dont acte. Mais cela en dit long sur la méfiance de Jean-Marie LE PEN relative au programme économique du Front National !

Quant à l’attaque contre Manuel VALLS, elle méritait une citation plus longue que ce que les médias ont bien voulu nous relayer : « En soixante ans de vie politique je n’ai jamais vu un Premier ministre se comporter de cette façon haineuse et hystérique, mettant en accusation une jeune femme, députée (NDLR : Marion Maréchal-Le Pen), représentant le double de ce que représente Valls dans le pays et la traiter de manière aussi odieuse, lui assenant avec morgue : « Vous n’êtes pas la République, vous n’êtes pas la France. » Et vous, Monsieur Valls, qui êtes-vous ?

Nous sommes gouvernés par des immigrés et des enfants d’immigrés à tous les niveaux. Estrosi et Ciotti à Nice, Mariani, ce sont des gens dont les parents étaient italiens. Je n’ai rien contre les Italiens ni contre les Espagnols. Je n’ai rien non plus contre le fait que Valls ait les mêmes droits civiques que moi mais cela ne lui donne pas l’autorisation de me donner des conseils ou de me faire des remontrances sur le plan de la morale civique.

Valls est français depuis trente ans, moi je suis français depuis mille ans. Quel est l’attachement réel de Valls à la France ? Cet immigré a-t-il changé du tout au tout ? Qu’a-t-il apporté à notre pays ? J’admire beaucoup l’Espagne, c’est un grand pays. Malheureusement Manuel Valls ne nous transmet pas de la civilisation espagnole ce qu’elle a de plus remarquable, qui est justement son esprit chevaleresque. Valls n’est pas un caballero, c’est un très petit monsieur.

La France, contrairement à ce que pense M. Valls, ce n’est pas seulement un espace administratif qui distribue des cartes d’identité et des passeports. La France a existé au cours des siècles. Cela a coûté cher à ceux qui nous ont précédés. Ils en ont bavé, que ce soit dans les champs pour gratter la terre ou en maniant la baïonnette pour défendre le pays. »

Là, je crois que l’on touche au cœur de la pensée de Jean-Marie LE PEN, ce qui mériterait des analyses plus intéressantes que celles administrées rapidement par des commentateurs plus intéressés par la polémique que par le fond des débats. Au-delà du fait que derrière l’homme politique, c’est le grand-père qui prend la défense de sa petite fille, il faut replacer cette saillie dans le contexte d’une attaque frontale menée à la fois par Manuel VALLS et par l’UMP (dont Estrosi, Ciotti, Mariani sont pris pour cible). Alors, à chacun de se faire sa propre opinion mais on ne peut dénier le droit aux représentants du Front National de se défendre dans le cadre d’un débat démocratique digne de ce nom. La passe d’arme est violente mais compréhensible dans un combat politique.

Le vieux lion grogne encore car il incarne cette France idéalisée… qui n’existe plus, ou de moins en moins. Mais peut-on lui en vouloir de conserver une certaine nostalgie de cette France-là et de vouloir préserver ce qui peut l’être encore. C’est sans doute le cas de bien des français qui font le même constat, voire le regrettent. C’est tout l’intérêt de savoir écouter les anciens pour que les jeunes générations, si elles sont mieux disposées par nature à accepter la réalité du pays qu’elles découvrent avec leurs yeux neufs, doivent tenir compte du regard de ceux qui savent d’où vient ce pays justement. C’est tout de même mieux pour imaginer où il devrait aller…

Jean-Marie LE PEN défend ensuite une vision claire en faveur de notre avenir qui ne s’inscrit pas, il est vrai, dans le multiculturalisme indolore véhiculé de manière générale : « C’est pourquoi nous devons impérativement nous entendre avec la Russie pour sauver l’Europe boréale et le monde blanc. L’Europe boréale intègre les Slaves mais aussi la Sibérie dont je crains que les Russes ne puissent la garder eux seuls. » C’est d’ailleurs en prenant comme exemple le développement démographique des chinois, qui se répercuterait notamment en France, qu’il défend sa thèse et non, comme on aurait pu l’imaginer en faisant référence aux populations immigrées provenant d’Afrique du Nord, ou d’Afrique subsaharienne, voire du Moyen-Orient.

Voilà encore un bel objet de débat sur l’évolution et l’avenir de notre civilisation au cœur de ces bouleversements démographiques attendus. Cela ne mériterait-il pas un débat serein, et de fond ?

Cela n’empêche pas d’ailleurs Jean-Marie LE PEN d’étendre son raisonnement aux musulmans à la faveur d’une question posée par le journal RIVAROL : « Le problème de l’immigration est compliqué par le fait qu’une grande partie de cette immigration est musulmane et que le monde musulman est largement influencé par des conceptions extrémistes, des interprétations belliqueuses du Coran. Or force est de constater que lorsqu’il s’est agi de l’Europe, les Américains ont pris le camp des musulmans, des Bosniaques et des Kosovars contre les Serbes, chrétiens orthodoxes. Ils poussent par ailleurs à l’entrée dans l’Union européenne de la Turquie, musulmane à 95%. Il y a une arrière-pensée politique dont je suis bien obligé de constater que les résultats sont hostiles à la survie de l’Europe. »

Sur la Libye, par exemple, il énonce aussi sa vérité : « Dans ce pays régnait naguère un ordre autoritaire et probablement assez éloigné de celui dont nous pouvons rêver, nous, en Occident, mais c’était un ordre. Or l’ordre, aussi injuste soit-il, est toujours supérieur au désordre. »

Encore une fois, la géopolitique n’est jamais absente de la pensée de Jean-Marie LE PEN et cela mériterait un débat là-encore de fond plus intéressant que des polémiques qui empêchent nos concitoyens de réfléchir aux vrais enjeux de demain.

Et résumer cette pensée à ces polémiques serait passer à côté des interrogations existentielles que se pose même le président d’honneur du Front National : « La vie est un combat, à moins d’accepter d’être un voyeur de l’histoire qui regarde passer les événements sur des voies tracées par d’autres comme les vaches regardent passer les trains. Si on a le sentiment de jouer sa vie, celle des siens, car chacun a des responsabilités à l’égard de ceux qui l’entourent, ses enfants, ses camarades de travail, ses voisins, ses concitoyens, alors on veut résister de toutes ses forces à une entreprise de destruction, de désintégration qui vise sans le savoir au néant. Car si on néantise l’ensemble des problèmes, il n’y a plus de problèmes, il n’y a plus rien et Dieu même perd ses droits ! » Il complète cette prise de position par cette affirmation : « Je crois beaucoup à cette devise des parachutistes : « Être et durer. » Sans durée, il n’y a pas d’impact. Il faut du temps pour se faire connaître, respecter et emporter l’adhésion du public. »

Et de manière prémonitoire, il affirme : « Mais lorsque l’on est dans un mouvement, que l’on a l’honneur de porter un drapeau électoral, on doit faire attention à ce que l’on dit, essayer de ne pas nuire à la cause que l’on sert. Quelquefois les sanctions peuvent être sévères mais elles doivent être en tout état de cause corrigées par la sauvegarde de l’esprit de camaraderie. »

Et il résume ce qui est finalement la marque de fabrique du Front National, tel qu’il l’a incarné en tout cas durant des décennies : « Peu importe que l’on parle de nous en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle ! Il faut exister politiquement. Ceux qui ne se rendent pas compte de cela n’ont rien compris. Auraient-ils les meilleures idées du monde, s’ils les partagent avec leur cousine ou avec leur frère, cela fait trois voix. Dans un système démocratique c’est inexistant. »

Ne retenir de Jean-Marie LE PEN que les propos qui peuvent choquer serait manquer à l’ardente obligation de prendre part au débat politique de manière honnête et courageuse, sans raccourcis simplificateurs. Je vous propose ces dernières citations pour mesurer la profondeur du débat auquel nous sommes appelés :

« Je m’honore d’avoir été un sonneur d’alerte, d’avoir depuis des décennies procédé à une analyse de l’évolution géopolitique de notre temps et d’avoir décrit les problèmes que nous allions rencontrer. C’est si vrai que la première affiche du FN il y a 43 ans disait : « Avec nous, avant qu’il ne soit trop tard. » C’est donc que nous avions déjà le sentiment de l’urgence des réformes à faire et des remèdes à apporter à une décadence qui s’esquissait à la fin des Trente Glorieuses. Décadence qui touchait au profond de la société française, à sa morale, à sa psychologie, à sa conception du monde, déjà entraînée dans un torrent mondial, ne s’étant pas physiquement relevée des deux conflits mondiaux, le premier où elle avait perdu beaucoup de jeunes hommes, beaucoup de sang français et le second qui avait été très ambigu, très complexe, très contradictoire, très démoralisateur. »

« Je m’honore aussi d’avoir rétabli l’honneur d’être de droite. Pendant un long moment les gaullistes ne voulaient pas être de droite. Ils méprisaient le terme. L’un des premiers livres du FN qui n’est pas assez connu et que je vais faire rééditer, c’est Droite et démocratie économique. Un livre qui est l’exaltation de la libre entreprise comme moyen économique et politique d’équilibre de la nation. Nous revendiquions cette étiquette de droite qui ne nous était pas accordée. Alors qu’il n’y avait pas de droite, nous étions déjà qualifiés d’extrême droite. »

« Plus que jamais aujourd’hui nous devons avoir conscience que se joue l’avenir de notre pays, de notre peuple, de la vie individuelle de chacun d’entre nous et de nos descendants. La France et même l’Europe ont-elles encore la capacité et la volonté d’exister dans le monde alors qu’elles en ont tracé le cadre civilisationnel depuis 2000 ans ? Le torrent démographique mondial conjugué à la volonté délibérée de nos élites de ne pas assurer la reproduction de nos familles au nom d’un individualisme et d’un hédonisme qui seraient les parangons de la vertu moderne vont-ils conduire au suicide de notre nation, de notre continent, de notre civilisation ? »

« En ces fêtes pascales où la vie triomphe sur la mort, l’espérance sur le désespoir, nous devons plus que jamais croire aux Pâques françaises tant il est vrai que c’est la nuit qu’il est beau de croire en la lumière. »

Oui, c’est vrai, je désespère des forces en présence car si je ne retire rien des reproches que je fais à Jean-Marie LE PEN, je ne vois pas aujourd’hui un homme politique, ou une femme politique, digne d’incarner la relève de la France. Et je préfère de loin soupeser les propos de personnages politiques tels que Jean-Marie LE PEN ou Jean-Luc MELENCHON que ceux de comédiens qui prennent les français pour des spectateurs assoupis, pour ne pas dire abrutis.

Alors se pose la question de son propre rôle. Que faire lorsque personne ne semble en mesure de relever le défi qui attend notre pays, notre continent européen, notre civilisation ?

Ce n’est rien, sans doute, mais je tente d’exprimer mes idées et de les défendre ? Sans doute bien mal. Et certainement sans effet réel à ce jour. Mais je persiste.

Et, quitte à mourir, autant mourir pour ses idées, et pour son pays, ainsi que pour une certaine idée de notre civilisation aurait dit je pense le général De Gaulle !

Patrick CLEMENT

Boulogne, le 13 avril 2015

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