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ALLIANCE REPUBLICAINE DE PROGRES

LA GAUCHE ET L’ART DU « FOUTAGE DE GUEULE »

18 Mars 2014 , Rédigé par Patrick CLEMENT

Après la farce de la circulation alternée un jour sans pollution atmosphérique, je voudrais démontrer comment la gauche manie l’art du « foutage de gueule ». Et si les journalistes faisaient leur métier et l’opposition le sien également, je ne m’énerverais pas derrière mon clavier d’ordinateur au point parfois d’en devenir vulgaire, j’en conviens.

Comme chacun sait…, la RATP vient de passer une nouvelle commande de bus diesel pour Paris. Et la gauche, se sentant gênée aux entournures, promet que la prochaine fois, il s’agira de bus électriques. Alors, attention, ce serait un peu facile de tirer à vue sur le diesel après avoir encouragé pendant des années son utilisation, tous gouvernements confondus, et on aurait beau jeu de dédouaner la gauche en se retranchant derrière une décision relevant finalement de la RATP.

Mais laissez-moi vous raconter une petite histoire ; l’histoire en fait dans toute sa vérité.

En 1995/1996, Didier JULIA, vice-président en charge de l’environnement du Conseil régional d’Ile-de-France, alors piloté par la droite, avait déjà tenté d’obtenir l’achat par la RATP de bus électriques. Eh oui, déjà, à cette époque, la droite elle aussi voulait lutter contre la pollution atmosphérique, et à raison, mais de manière rationnelle. En ce temps-là…, les bus électriques étaient déjà au point. Un seul inconvénient à l’époque, la taille des batteries et le temps de rechargement. Mais pour les bus justement, les batteries pouvaient facilement trouver leur place à l’arrière du véhicule et pour une flotte dite captive, fonctionnant essentiellement la journée, la nuit permettait le temps de rechargement nécessaire. Oui, mais voilà, en 1995/96, la RATP a préféré reporté ce choix… promettant que la prochaine commande serait la bonne !

Alors, faisons un peu d’histoire … encore contemporaine. En 1997, la gauche plurielle, alliant donc notamment les socialistes et les pseudos écologistes, arrive au pouvoir avec Lionel Jospin comme Premier ministre et Dominique VOYNET, représentant les « Verts », comme Ministre de l’environnement (jusqu’en 2001). En 1998, le Conseil régional passe à gauche avec Jean-Paul HUCHON qui en devient le Président, à la tête d’une majorité alliant elle aussi notamment les socialistes et les pseudos écologistes. Et oui, en 1998 ! Et, cerise sur le gâteau, Bertrand DELANOE devient maire de Paris en 2001, avec, devinez quoi, une majorité combinant là encore socialistes et pseudos écologistes. Retenez bien ces dates et rajoutez en une essentielle aussi s’il vous plait. En 2004, est créé le STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France) qui sera présidé par… Jean-Paul HUCHON, et l’est toujours…., à la tête d’une majorité de gauche, composée notamment de socialistes et de pseudos écologistes, incluant les représentants des départements et de la ville de Paris. Imaginez-vous, sans rentrer dans le détail, que le STIF est en dialogue permanent, c’est peu de le dire, avec la RATP et la SNCF, notamment en matière d’investissements.

Bon, je crois que vous avez compris. Pas la peine de vous faire un dessin. Alors, quand la gauche se décharge de ses responsabilités en matière de pollution atmosphérique en Ile-de-France et renvoie la balle à… plus tard, en particulier pour l’équipement du parc de bus de la RATP en véhicules électriques, je crois que le terme « foutage de gueule » s’avère finalement très gentil.

Voilà mes amis, dans quel pays nous vivons. Mon seul espoir est de croire que si les français vivaient dans un pays démocratique et avaient accès à une véritable information, la vérité les amènerait à voter autrement.

Comme le disait Guillaume d’Orange, « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

Je vous salue fraternellement.

Patrick CLEMENT

Boulogne, le 18 mars 2014

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